Identité olympique


Drapeau et Anneaux olympiques

Drapeau olympique

Le Drapeau olympique a été créé par le baron Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques. Il expose son projet, qui date de 1913, au Congrès Olympique de Paris en 1914. Il est présenté officiellement au public pendant les Jeux olympiques d'Anvers en 1920, car les Jeux de 1916 ont été annulés à cause de la Première Guerre Mondiale. Il est composé de cinq anneaux entrelacés, respectivement bleu, noir, rouge, jaune et vert, sur un fond blanc. Ces couleurs symbolisent les cinq continents unis par l'olympisme. Une interprétation courante associe le bleu à l'Europe, le noir à l'Afrique, le rouge à l'Amérique, le jaune à l'Asie et le vert à l'Océanie. Cependant cette interprétation est un peu hâtive. Au moins une des six couleurs (en contant le fond blanc) apparaissait sur tout les drapeaux nationaux du monde de l'époque.

 

 

 

 

Le drapeau présenté au Congrès Olympique de Paris en 1914, réalisé par le magasin Le Bon Marché à Paris. Musée olympique de Lausanne (Suisse).

 

 

 

 

 

Voici l'une des premières présentations au public du Drapeau olympiques au cours du marathon d'Anvers en 1920. En raison du froid, les spectateurs ne se pressent pas pour encourager les athlètes.

Les Anneaux olympiques se présentent sous deux aspects : avec ou sans bordure blanche autours des anneaux.

Il existe plusieurs traditions et règles concernant le Drapeau olympique, notamment sur son utilisation durant les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques.

 

Durant la cérémonie d'ouverture, le drapeau fait son entrée dans le stade olympique après l'ouverture officielle par le chef d'état du pays hôte, et il doit être porté horizontalement (depuis les Jeux de Rome 1960) par huit personnes émérites ou huit militaires du pays concerné.

Le drapeau est ensuite dressé sur un mat pendant que l'hymne olympique est joué. Il doit ensuite "voler pendant toute la durée des Jeux olympiques à partir d'un mât placé dans une position de premier plan dans le stade principal" (Charte Olympique).

Durant la cérémonie de clôture, le Drapeau olympiques est abaissé de son mat. Ensuite, dans ce qui est connu comme "La Cérémonie d'Anvers", le maire de la ville qui vient d'accueillir les Jeux olympiques transmet un drapeau spécial au président du CIO, qui lui-même le transmettra au maire de la future ville hôte. Ce dernier doit alors le brandir à huit reprises. Pour cette cérémonie, on a utilisé trois drapeau différents depuis les Jeux d'Anvers 1920 :

  • Le drapeau d'Anvers, pour les Jeux olympiques d'été d'Anvers 1920 à Séoul 1988
  • Le drapeau d'Oslo, pour les Jeux olympiques d'hiver depuis Oslo 1952
  • Le drapeau de Séoul, pour les Jeux olympiques d'été depuis Séoul 1988

On peut également ajouter les drapeaux utilisés lors des Jeux olympiques de la Jeunesse :

  • Le drapeau de Singapour (?)
  • Le drapeau d'Innsbruck, pour les JOJ d'hiver depuis Innsbruck 2012

Le Drapeau olympique est aussi utilisé par les délégations d'athlètes non-officiellement reconnues par leur pays, comme ce fut le cas pour de nombreux de pays occidentaux a Moscou 1980, dont la France. Durant la cérémonie des médaille, c'est donc le Drapeau olympique qui est hissé et l'Hymne olympique qui est joué. Certains pays participent en outre aux Jeux olympiques avec un drapeau spécial, qui est souvent un composition avec les Anneaux olympiques

Comité international olympique

Le Comité international olympique (CIO) est créé durant le premier Congrès Olympique dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, à Paris, et ce entre le 16 et le 23 juin 1894. C'est aujourd'hui une ONG, basée à Lausanne depuis 1915. La ville est d'ailleurs Capitale olympique depuis 1994. C'est lui qui a la charge de superviser l'organisation des Jeux olympiques, tous les quatre ans, puis tous les deux ans après 1992.

Liste des présidents du CIO

 

 

Dimítrios Vikélas (1835-1908) GRE

1894-1896

 

 

 

baron Pierre de Coubertin (1863-1937) FRA

1896-1925

 

 

 

comte Henri de Baillet-Latour (1876-1942) BEL

1925-1942

 

 

 

Sigfrid Edström (1870-1964) SWE

1946-1952

 

 

Avery Brundage (1887-1975) USA

1952-1972

 

 

Michael Morris, Lord Killanin (1914-1999) IRL

1972-1980

 

 

marquis Juan Antonio Samaranch (1920-2010) ESP

1980-2001

 

 

comte Jacques Rogge (1942) BEL

2001-2013

 

Thomas Bach (1953) GER

2013

Gold medal olympic.svg Escrime, fleuret par équipe, Montréal 1976

Le CIO en 1894
Le CIO en 1894

Hymne olympique

Hymne olympique

L'Hymne olympique est une oeuvre du compositeur grec Spýros Samáras dont les paroles ont été écrites par le poète grec Kostís Palamás. Il fut joué pour la première fois lors des Jeux olympiques d'Athènes 1896. Cette composition est par la suite abandonnée pour les éditions suivantes, et ce jusqu'en 1958. En effet, c'est pendant sa 54e session à Tokyo que le CIO décide d'en faire l'Hymne olympique officiel. Des lors, il sera joué à toutes les cérémonie d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques suivants, en version instrumentale, ou chantée en grec, en anglais ou dans la langue du pays hôte. 

 

Version originale (grec)


Αρχαίο Πνεύμα αθάνατο, αγνέ πατέρα

του ωραίου, του μεγάλου και του αληθινού,

Κατέβα, φανερώσου κι άστραψε εδώ πέρα

στη δόξα της δικής σου γης και τ' ουρανού.

 

Στο δρόμο και στο πάλεμα και στο λιθάρι

Στων ευγενών αγώνων λάμψε την ορμή

Και με το αμάραντο στεφάνωσε κλωνάρι

και σιδερένιο πλάσε και άξιο το κορμί. (bis)

 

Κάμποι, βουνά και θάλασσες φέγγουνε μαζί σου

σαν ένας λευκοπόρφυρος μέγας ναός.

Και τρέχει στο ναό εδώ προσκυνητής σου (bis)

Αρχαίο Πνεύμα αθάνατο, κάθε λαός. (bis)

Transcription latine


Arkhéo Pnévma athánato, aghné patéra

tou oréou, tou meghálou ke tou alithinoú

Katéva, fanerósou ki ástrapse edhó péra

sti dhóksa tis dhikís sou ghis kai t'ouranoú.

 

Sto dhrómo ke sto pálema kai sto lithári

Ston evghenón aghónon lámpse tin ormí.

Ke me to amáranto stefánose klonári

kai sidherénio pláse ke áksio to kormí. (bis)

 

Kámpi, vouná ke thálasses féngoune mazí sou

san énas lefkopórfyros méghas naós

Ke trékhi sto naó edhó proskynitís sou (bis)

Arkhéo Pnévma athánato, káthe laós. (bis)


Traduction française libre


Esprit antique et éternel, créateur auguste

De la beauté, de la grandeur et de la vérité

Descends ici, parais, brille comme l'éclair,

Dans la gloire de la terre et de ton ciel.


Dans la course et la lutte et le poids

Des nobles jeux éclaire l'élan,

Prépare la couronne faite de la branche immortelle,

Et donne au corps la force de l'acier et la dignité.


Les campagnes, les monts, les mers brillent autour de toi,

Comme un grand temple fait de pourpre et de blancheur,

Et dans le temple ici accourent tous les peuples

Pour se prosterner devant toi, esprit antique et éternel.


Flamme olympique

La Flamme olympique est l'un des symboles de l'Idéal olympique.

 

Elle est allumée durant un cérémonie qui s'inspire de l'Antiquité. Elle se déroule plusieurs mois avant le début des Jeux olympiques sur les ruines du temple d’Héra dans le site d'Olympie. 

Costume d'une prêtresse d'Héra
Costume d'une prêtresse d'Héra

C'est grâce au Soleil que la Flamme olympique est allumée. En effet, c'est un miroir parabolique qui en concentre les rayons pour allumer une première torche.

La Flamme est ensuite transférée dans une urne en céramique qui est portée dans l'ancien stade d'Olympie. Au passage, la branche d'un olivier est coupée, elle sera ensuite transmise au premier relayeur.

La prêtresse allume enfin la torche, puis la remet au premier relayeur. Plusieurs autres relayeurs la transporteront vers le Stade panathénaïque à Athènes, où ont eu lieu les premiers Jeux olympiques, en 1896.


La Flamme olympique est ensuite relayée par des athlètes, des anonymes ou des personnalités vers le lieux où se déroule la cérémonie d'ouverture des Jeux.

 

Certaines éditions du relais ont connu un relais hors-du-commun :

 

  • Pour les Jeux de Montréal 1976, la flamme a été transmise depuis Athènes par signal radio via un satellite, qui a été ensuite converti en laser, pour enfin allumer une torche de l'autre côté de l'Atlantique, à Ottawa.
  • Pour les Jeux d'Albertville 1992, la flamme effectue le voyage Athènes-Paris à bord d'un Concorde d'Air France.

 


  • Pour les Jeux de Sydney 2000, la flamme est transportée sous l'eau par des plongeurs, près de la Grande barrière de corail, dans une torche spécialement conçue dans ce but.
  • Pour les Jeux de Pékin 2008, la torche est emmenée jusqu'au somme de l'Everest, à 8 848m, dans une lampe spéciale qui la protège du manque d'oxygène à très haute altitude.
  • Pour les Jeux de Sotchi 2014, une torche est envoyée vers l'ISS (Station Spatiale Internationale) a bord du lanceur spatial russe Soyouz. La flamme est aussi transportée sous l'eau du lac Baïkal, le plus profond du monde.

A l'issus du relais, la vasque est allumée durant la cérémonie d'ouverture, par un ou plusieurs relayeurs. La Flamme olympique va bruler durant toute la durée des Jeux.

C'est durant la cérémonie de clôture qu'elle est définitivement éteinte, jusqu'aux prochains Jeux olympiques.

Retrouvez l'ensemble des Vasques, Torches et Logos des relais des Jeux olympiques d'hiver et d'été en cliquant ici :

Devise olympique

"Citius, Altius, Fortius"

Henri Didon                         

La Devise olympique est tirée d'un discours d'un prêtre dominicain, Henri Didon, proviseur d'un lycée à Arcueil. Il y exhorta ses élèves à adopter une pratique sportive afin qu'il puisse cultiver pleinement leur jeunesse. Ces trois mots signifient "Plus vite, plus haut, plus fort".

Cette citation fut reprise par Pierre de Coubertin, et devint la Devise olympique.


L'autre devise des Jeux est "L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe, mais le combat, l'essentiel ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu". Cette phrase, prononcée par Pierre de Coubertin, est inspirée d'une messe dite par un évêque de Pennsylvanie, Ethelbert Talbot, qui pendant les Jeux de Londres 1908, tenta d'apaiser les athlètes américains qui s'étaient disputés avec le jury anglais. C'est le 19 juillet 1908 dans la Cathédrale St Paul qu'il prononce "L'important dans ces Olympiades n'est pas tant d'y gagner que d'y prendre part.".


 

 

 

 

Lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres en 1948, la Vasque est allumée alors que s'affiche la célèbre phrase de Pierre de Coubertin, écrite ici en anglais.